Nettoyage utérin pour optimiser l’implantation

Utérus: le nettoyer pour le préparer à la fécondation
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On parle souvent de détox pour favoriser une meilleure fertilité.

C’est tout à fait vrai et justifié sachant qu’un organisme détoxifié fonctionne de manière plus optimale ce qui impacte indéniablement tous les systèmes dont le système reproducteur.

Généralement la détox va s’intéresser à la sphère hépato-rénale afin de drainer les déchets vers l’extérieur. Un foie détoxifié est notamment plus fonctionnel pour assurer une meilleure synthèse hormonale et donc assurer un meilleur équilibre endocrine, ce qui est primordial quand on parle de fertilité bien entendu.

Mais on oublie souvent la sphère utérine qui est tout aussi importante! Aurait-on idée de mettre un tout petit bébé, nouveau-né, dans un berceau sale? Non, bien sûr! Il en va de même pour votre utérus. Si le nid est propre et douillet, bébé, à coup sûr, aura plus de chances de vouloir/pouvoir y rester, en tout cas jusqu’à l’accouchement (le but n’étant pas, bien entendu, qu’il joue les Tanguy en excédant les 39-40 semaines de grossesse, vous l’aurez bien compris 😄).

Alors si nous prenions un moment pour évoquer la place majeure de l’utérus dans la reproduction de la femme? Restez avec nous si vous cherchez à concevoir prochainement un bébé, cet article vous concerne particulièrement 😉

Durant les années « fertiles », la fonction principale de l’utérus est de fournir un environnement protecteur et nutritif pour qu’un bébé puisse s’y implanter et s’y développer. Jusqu’à ce qu’une grossesse survienne, la santé de l’utérus est primordiale pour assurer des menstruations régulières et entretenir une bonne fertilité.

Un petit coup d’oeil sur l’utérus

Utérus

L’utérus est un organe en forme de poire inversée qui comprend trois couches:

  • l’endomètre (la couche interne qui tapisse l’utérus et qui est en contact avec la cavité interne)
  • le myomètre (la couche musculaire intermédiaire)
  • le périmètre ou périmétrium ou adventice (la couche séreuse externe).

Il est connecté d’un côté aux trompes de Fallope (qui, elles-mêmes, communiquent avec les ovaires) et de l’autre au vagin par le col de l’utérus.

Les règles, « éboueuses » de l’utérus

Cycle-Menstruel

Je sais bien, dit comme ça, ça ne sonne pas très glamour. En même temps, les règles ce n’est pas non plus ce qu’il y a de plus ragoûtant, vous me direz! Et pourtant, elles jouent un rôle crucial pour notre organisme et, en particulier, pour notre utérus. Certes, elles nous font un peu râler tous les mois (changements d’humeur, prise de poids, seins douloureux, douleurs… au passage, ce ne sont pas des symptômes « normaux » mais qui reflètent un dérèglement hormonal plus ou moins important, en fonction) et pourtant nous devrions leur être reconnaissantes de nous purifier en profondeur et de renouveler notre muqueuse utérine et une partie du sang qui circule dans nos veines (c’est, entre autres, grâce à ce phénomène, qu’en moyenne, nous vivons plus longtemps que les hommes, mais vous deviez le savoir 😊)

Pendant que l’utérus attend bien sagement l’opportunité qu’un éventuel embryon vienne s’y implanter, sa bonne santé repose sur un système d’auto-nettoyage. En effet, la muqueuse utérine (l’endomètre) s’épaissit en prévision d’une possible implantation (comme on rajouterait des couvertures douillettes dans un berceau pour que bébé soit bien calé en somme). Si la fécondation n’a pas lieu, l’endomètre nouvellement produit est éliminé via les règles: on évite ainsi l’accumulation des couches qui, à terme et au fur et à mesure des cycles, boucherait la lumière de la cavité utérine. Vous imagez le truc. Puis un nouveau cycle commence et la muqueuse commence lentement à s’épaissir de nouveau, anticipant ainsi une éventuelle future fécondation. Le phénomène se répète ainsi tous les mois pendant les années fertiles – de la puberté à la ménopause donc.

Quand tout fonctionne parfaitement, l’utérus est un organe fascinant dont la mécanique est finement rodée! Néanmoins, il y a parfois des grains de sables (voire des cailloux…) dans les rouages qui l’empêchent de tourner à plein régime. Il peut donc nécessiter un petit coup de pouce pour qu’il exerce son rôle de manière optimale en cas de problèmes.

En effet, des cycles irréguliers voire absents, une affection inflammatoire pelvienne (AIP), des fibromes/myomes/adénomyomes/polypes utérins, l’endométriose ou encore les ovaires polykystiques sont autant d’entraves à son bon fonctionnement. Bonne nouvelle: les plantes peuvent – vraiment- être d’un grand secours! Et dans ces situations, un nettoyage utérin correctement effectué peut permettre de redonner à l’utérus et à l’appareil reproducteur un nouveau départ pour booster la fertilité. C’est ce que nous allons voir justement.

Les plantes pour nettoyer l’utérus

Feuilles de framboisier

Les plantes sont idéales pour permettre à l’utérus de se nettoyer en profondeur.

Il en existe de nombreuses mais je ne citerai ici que celles qui sont principalement utilisées et qui ont montré une efficacité réelle dans la fonction demandée.

En voici donc quelques-unes ainsi que leur mode de fonctionnement:

  1. L’hydraste du Canada (Hydrastis canadensis): il s’agit d’une plante fortement antibiotique (conjonctivite, amygdalite, pharyngites, grippe, rhume, cystite ou encore cervicite au niveau du col de l’utérus…) mais également antifongique (vaginite, mycose, candidose…), antiparasitaire, antispasmodique (spasmes utérins lors des règles par exemple), sédative (réduction de la douleur) et utéronique (renforcement de l’utérus)… entre autres! C’est donc une plante-clé pour nettoyer et retonifier suite à une infection. Elle est particulièrement puissante. Aussi, il n’est pas recommandé de la prendre pendant la grossesse et l’allaitement (sauf en usage externe). Elle est également contre-indiquée en cas de problèmes rénaux. Le dosage doit être respecté car l’hydrate peut causer des dommages au foie et aux reins si elle est consommée trop longtemps et en trop grande quantité. N’en prenez jamais plus de 3 semaines parce qu’elle peut également interférer avec le métabolisme de plusieurs vitamines du groupe B. Privilégiez l’extrait de poudre sèche, à raison de 500mg à 1g par jour. On n’en trouve pas de partout par chez nous comme c’est une plante originaire d’Amérique du Nord. Vous pouvez en trouver par exemple ici.
  1. Les algues: certaines algues comme le wakamé, la nori ou l’aramé (algues japonaises), la dulse encore l’ulve peuvent être d’un grand soutien pour aider à éliminer les toxiques chimiques qui affectent la fertilité. En tant que bonnes sources de minéraux, elles permettent également de soulager les ballonnements et les douleurs liés au cycle menstruel. Vous pouvez parfaitement les inclure dans votre alimentation sous forme de paillettes dans les salades ou encore de tartare d’algues (je vous mettrai prochainement une petite recette sur le blog 😉). Attention à leur richesse en iode si vous souffrez d’un problème de thyroïde!
  1. Le dong quai (Angelica sinensis) ou angélique chinoise (à ne pas confondre avec l’angélique Angelica archangelica): les femmes qui présentent des cycles irréguliers ou une aménorrhée (absence de règles), celles qui ont une muqueuse utérine trop fine ou encore des règles trop peu abondantes peuvent toutes bénéficier de ce tonique sanguin extraordinaire qu’est le dong quai. Cette plante peut améliorer et harmoniser la durée des cycles pour de nombreuses femmes, notamment celles qui viennent d’arrêter une contraception hormonale (pilule, stérilet hormonal, implant…) ou les traitements de PMA et favoriser l’afflux sanguin vers la région pelvienne pour bien alimenter les organes reproducteurs (et donc faciliter leur fonctionnement). Le dong quai peut se prendre sous forme d’extrait sec ou de tisane. A ne pas utiliser pendant les règles, la grossesse, l’allaitement et en cas de traitement anticoagulant et d’antécédents de cancers hormono-dépendants. Je ferai prochainement un article complet sur cette plante tellement sa réputation en matière de fertilité mérite qu’on s’y attarde plus amplement.
  1. La feuille framboisier (Rubus idaeus): elle a une affinité particulière pour l’utérus. Elle encourage le flux menstruel (en le régularisant en plus ou en moins), elle tonifie les tissus utérins et constitue une bonne source de vitamine C (antioxydante). Elle marche très bien sous forme d’infusion (seule ou avec d’autres plantes), à raison de 2-4 tasses par jour. Selon l’expérience et de nombreuses références qui témoignent de son innocuité, elle pourrait être prise pendant toute la grossesse (notamment pour préparer l’utérus à l’accouchement).
  1. L’igname (yam) sauvage (Dioscorea villosa): il s’agit d’un myorelaxant doux pour lutter contre les spasmes utérins et les crampes. Il soutient un cycle régulier et ovulatoire ainsi qu’une bonne santé utérine. Il est particulièrement recommandé aux femmes qui souffrent de kystes utérins et/ou d’une insuffisance en progestérone. L’igname sauvage peut être utilisé sous forme de capsules ou dans un mélange d’infusion (avec le framboisier et l’angélique par exemple).

Je vous parlerai tout bientôt d’un autre soutien de choix quand il s’agit de nettoyage et de régénération utérins (voire même de l’appareil reproducteur au complet): l’huile de ricin. Mais attention, pas n’importe comment! La méthode nécessite à elle-seule un article complet et bien détaillé pour vous présenter cet alliée quasi indispensable à votre fertilité et vous accompagner dans son utilisation spécifique. Je vous en reparle très vite 😉

En conclusion, accorder régulièrement une phase de nettoyage à votre utérus (un peu comme on fait une détox à chaque changement de saison par exemple) peut vraiment lui permettre de fonctionner de manière plus optimale tout au long de votre vie. Une cure deux fois par an semble particulièrement indiqué pour entretenir une bonne santé utérine sur le long terme.

Avec les thérapies naturelles, on met l’accent sur ce qui encourage et promeut les fonctions normales du corps, sans les forcer mais avec respect. Cette approche offre des bénéfices indéniables pour votre fertilité sans causer d’effets secondaires indésirables ou des déséquilibres fâcheux.

Vraiment, prenez cette approche en considération avant toute grossesse, qu’elle soit naturelle ou médicalement assistée. D’ailleurs ça ne peut qu’optimiser la réussite d’une PMA, pensez-y!

(1) Simpson M, Parsons M, Greenwood J, Wade K. Raspberry leaf in pregnancy: its safety and efficacy in labor. J Midwifery Womens Health. 2001 Mar-Apr;46(2):51-9.
(2) Susan S. Weed. Le trèfle de vie. Ed. Mamamélis 1991.
(3) Dietz BM, Hajirahimkhan A, Dunlap TL, Bolton JL. Botanicals and Their Bioactive Phytochemicals for Women’s Health. Pharmacol Rev. 2016 Oct; 68(4): 1026–1073.
(4) Zhu DP. Dong quai. Am J Chin Med. 1987;15(3-4):117-25.
(5) Gruber CW, O’Brien M. Uterotonic Plants and their Bioactive Constituents. Planta medica. 2011;77(3):207-220

Crédit photo 3: By MenstrualCycle.png: Chris 73 | Talkderivative work: Clouloune (talk) – MenstrualCycle.png, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=14522816

Comments · 9

    1. Bonjour Lima,
      Il n’y a aucun complément miracle pour ça mais un protocole individualisé que je ne pourrais vous détailler ici en quelques lignes et sans en connaître davantage sur vous. C’est un peu comme si vous demandiez à un oncologue qui tient un blog de vous donner en commentaire d’un article le protocole pour venir à bout d’un cancer spécifique… ;-). En revanche, je consulte à distance au besoin :-). Belle journée!

  1. Bonsoir, je suis en traitement fiv et j’aimerais savoir quest ce que je peux utiliser pour nettoyer l’utérus et favoriser la nidation, ayant été opérée de fibromes il y a quelques années!
    Merci

    1. Bonjour Tina,
      En traitement FIV il ne faut rien prendre.
      Je n’ai de cesse de le répéter mais toute grossesse (naturelle ou par PMA) se prépare 3-6 mois avant pour optimiser le terrain et la qualité des gamètes. Le changement d’hygiène de vie, les plantes et autres compléments alimentaires ne sont malheureusement pas des pilules magiques et il leur faut un peu de temps pour agir profondément mais durablement 😉

  2. bonjour Estelle
    que pensez vous des extraits de bourgeon de framboisier, à la place de la tisane, c’est moins onéreux et plus facile à prendre
    je vous remercie pour votre réponse

  3. Bonjour,
    quelles plantes conseilleriez-vous spécifiquement pour soutenir la cicatrisation utérine suite à une césarienne? Lesquelles sont compatibles avec l’allaitement, lesquelles ne le sont pas? Merci par avance.

    1. Bonjour Maia, pardonnez ma réponse tardive mais je n’ai pas reçu la notification de votre commentaire. Généralement, la bromélaïne aide beaucoup dans tous les processus cicatriciels. En revanche, en l’absence d’études, elle est généralement déconseillée pendant la grossesse et l’allaitement. Demandez conseil à votre médecin ou gynécologue.
      En revanche, vous pouvez tout à fait appliquer des cataplasmes d’argile verte en couche épaisse tous les jours (10-15 jours après l’accouchement), c’est un formidable soutien à la cicatrisation. En alternance avec des cataplasmes d’huile de ricin, c’est encore mieux 😉

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