Infertilité inexpliquée…?

Infertilité inexpliquée
Infertilité inexpliquée

Aujourd’hui, il me prend l’envie de venir discuter avec vous de ce problème « d’infertilité inexpliquée ». Enfin, pseudo-problème j’ai plutôt envie de dire… Parce qu’en réalité, il y a une (voire plusieurs même!) raisons qui peuvent expliquer une infertilité que la science n’arrive pas à qualifier et va, de ce fait, classer dans une catégorie à part…

Peut-être en souffrez-vous? Probablement si le titre de ce billet vous a suffisamment interpelée pour que vous cliquiez dessus et commenciez cette lecture.

Peut-être subissez-vous à contre-coeur la frustration de ne pas réussir à tomber enceinte (ou de faire fausse-couche sur fausse-couche) sans savoir POURQUOI? Ce pourquoi qui vous aiderait pourtant tellement à comprendre et à envisager des solutions. Mais là, vous êtes dans le vague. Dans le flou. Et personne pour vous donner des réponses.

D’où ma motivation du jour de venir vous apportez un éventuel réconfort avec des débuts de réponse. Parce que les causes d’une infertilité « inexpliquée » peuvent être multiples.

Je vais vous donner quelques pistes en scindant deux approches distinctes et qui pourtant peuvent être plus intriquées qu’elles n’en n’ont l’air…

Les raisons physiques

Troubles micro-nutritionnels

C’est quand le corps souffre d’un dysfonctionnement que les analyses ne révèlent pas.

Tout va bien pourtant: vos taux d’hormones sont normaux, votre appareil reproducteur en « parfait état de marche », votre réserve ovarienne se porte bien et les spermatozoïdes de Monsieur sont fringants et frétillants.

Et pourtant, il y a quelque chose qui cloche. Ca ne « prend pas ». Vous prenez vos vitamines, mangez équilibrez, pratiquez une activité physique et faites l’amour régulièrement. Mais bébé n’arrive pas.

Et si c’était un problème… micro-nutritionnel (1)(2)(3)?

En effet, c’est malheureusement de plus en plus fréquent que ce genre de trouble barre le chemin au désir d’enfant.

On peut les résumer en 3 catégories:

  1. Un déficit micro-nutritionnel (en une vitamine, un minéral, un oligo-élément…)

Par exemple: la vitamine B9 (ou acide folique, ou folates pour être plus précis) ou encore l’iode qui sont des déficits très fréquemment rencontrés parce que l’alimentation n’est pas toujours adéquate (mais si on la pense « équilibrée »).

 

2. Un problème d’assimilation ou d’absorption

Ca se passe au niveau intestinal (l’intestin trop poreux n’absorbe pas correctement les nutriments) ou métabolique (les nutriments ne sont pas correctement transformés)

Par exemple, saviez-vous que 53% de la population présentaient une mutation génétique empêchant de bien assimiler l’acide folique (4)? D’où un déficit malgré une alimentation appropriée.


3. Une intolérance alimentaire

Le cas le plus fréquent est l’intolérance au gluten qui n’est pas toujours détectée (ou identifiée) et qui peut sournoisement affecter votre fertilité en entravant la bonne assimilation des nutriments et/ou en induisant des réactions inflammatoires et auto-immunes qui bloquent le processus reproductif (le sujet à lui seul nécessite un article complet qui est au programme mais pas encore écrit!) (5)(6). Or l’incidence de cette intolérance est de plus en plus répandue…

En apparence, l’organisme fonctionne correctement par rapport aux tests de fécondité que vous avez subis. Mais en réalité, il existe des micro-déséquilibres qui empêchent la survenue d’une grossesse.

Ces dysfonctionnements sont le fait d’un bagage génétique défaillant ou d’une hygiène alimentaire non optimale qui, à la longue, conduit à des carences nutritionnelles ou des défauts d’assimilation. Mais pas que. Le psychique peut lui-même interférer dans ces troubles métaboliques… Entre autres. C’est ce que nous allons aborder désormais.

Les raisons psychiques

Blocages inconscients

Je vais principalement vous citer 2 axes de réflexion:

 

  1. Le stress

Le stress est l’un des dénominateurs communs les plus fréquents chez les couples qui rencontrent des difficultés à concevoir (7)(8). Il faut dire que dans nos sociétés modernes où tout va toujours de plus en plus vite, c’est devenu une véritable épidémie. Pour peu que l’on vive en ville complètement déconnecté(e) de la nature, que l’on travaille dans un bureau, que l’on se déplace en voiture ou en transport en commun et que l’on manque de temps pour évacuer les tensions via le sport ou la relaxation par exemple, c’est quasiment inévitable pour tenir le rythme. On parle de stress chronique qui devient pathologique.

Il devient alors URGENT d’apprendre à gérer son stress. Parce qu’il est sournois. Non seulement, en surface, on se sent oppressé(e), fatigué(e) et « à cran » mais en profondeur, il bloque la reproduction parce que la survie passe en premier (c’est le but initial du stress qui, s’il est physiologique, permet de réagir à une situation de danger afin de « sauver sa peau « !) et engendre tout un tas de dysfonctionnements (dont notamment les problèmes d’assimilation cités plus haut).

Comment museler ce fichu stress pour qu’il arrête de nous empoisonner la vie et de compromettre nos chances de devenir enfin parents?

En pratiquant le lâcher-prise: on sort du contrôle et on entre dans l’acceptation (mais pas dans l’abnégation, c’est bien différent!). On arrête de lutter pour se recentrer sur ses vraies priorités et on lâche le reste pour ne pas qu’il nous encombre. On fait taire le mental et la négativité. Des outils pour vous aider: la respiration (et notamment la cohérence cardiaque), le yoga, la sophrologie, la méditation ou encore les affirmations positives.

 

2. Les blocages inconscients (9)

Ils sont de plusieurs ordres mais relèvent très souvent d’un héritage transgénérationnel.  C’est-à-dire ce dont vous avez héritez de votre famille et de vos ancêtres.

Par exemple, vous étiez attendue et espérée comme un garçon d’où la difficulté de tomber enceinte. La place est déjà prise par votre conjoint que vous maternez (peut-être parce qu’il a lui-même souffert d’un manque d’amour maternel étant enfant et vous renvoie ce besoin). Fillette, vous avez occupé le rôle de mère auprès de votre petit-frère parce que votre propre mère était partie et quelque part vous lui en avez voulu de vous priver de votre enfance et inconsciemment vous ne voulez pas projeter cette agressivité sur votre propre enfant etc…

C’est passionnant à explorer parce que tellement large et individualisé à chaque personne, et même plus, à chaque couple.

La psychanalyste Joëlle Desjardins-Simon le raconte particulièrement bien dans son livre « Les verrous inconscients de la fécondité » où, avec de nombreux témoignages à l’appui, elle encourage les couples qui rencontrent des difficultés à concevoir un enfant à interroger ce qui, dans leur propre histoire, les empêche de devenir parents. C’est un ouvrage captivant que je ne peux que chaleureusement vous recommander si vous ressentez que votre vécu (ou les non-dits pesants dans votre famille) peut mettre des bâtons dans les roues à votre désir pourtant si profondément ancré en vous de fonder une famille.

Les Verrous Inconscients de la Fécondité

Vous me direz: « C’est bien beau, mais comment on fait pour lever ces blocages? ».

Il existe plusieurs possibilités.

> Vous pouvez opter pour un accompagnement personnalisé en psychogénéalogie avec un thérapeute formé à cette approche très spécifique. En quelques séances après avoir retracé votre arbre généalogique, vous allez mettre en place certaines actions et des actes symboliques afin de vous délester de ces héritages transgénérationnels dont vous ne voulez plus.


> Mais vous pouvez également opter pour un programme en ligne mis au point par un thérapeute qui a accompagné des milliers de personnes à se libérer de blocages qui les empêchaient d’avancer dans leur vie. Il s’agit d’une approche éprouvée qui va vous permettre, en toute autonomie et depuis chez vous, de travailler sur vos lignées paternelle et maternelle (et/ou de vos géniteurs) mais également sur votre féminin sacré pour vous délester du poids de vos ancêtres et guérir vos blessures conscientes et inconscientes.

Vous êtes sceptique? Faites l’essai, c’est gratuit, ça ne vous engage à rien et vous pourrez tester par vous-même 😉

En naturopathie, on s’intéresse à l’individu dans son intégralité: le corps, l’âme et l’esprit.

C’est ainsi qu’on peut remonter aux causes sous-jacentes des problèmes en appréhendant les différentes dimensions de notre être et les dysfonctionnements et atteintes qui les empêchent d’être en harmonie.

J’espère que cet article vous sera utile pour identifier les racines de vos troubles de fertilité et que vous mettrez en place les actions qui s’imposent afin de vous permettre de réparer les blessures et les déséquilibres qui vous éloignent de votre désir de bébé.

Et vous, quelle est votre histoire? En parler (ici ou par message privé), c’est déjà un début de thérapie 😉

(1) Szostak-Węgierek D. Nutrition and fertility. Med Wieku Rozwoj. 2011 Oct-Dec;15(4):431-6.
(2) Giahi L, Mohammadmoradi S, Javidan A, Sadeghi MR. Nutritional modifications in male infertility: a systematic review covering 2 decades. Nutrition Reviews. 2016;74(2):118-130.
(3) Shaum KM, Polotsky AJ. Nutrition And Reproduction: Is There Evidence To Support A “Fertility Diet” To Improve Mitochondrial Function? Maturitas. 2013;74(4):309-312.
(4) Al-Achkar W, Wafa A, Ammar S, Moassass F, Jarjour RA. Association of Methylenetetrahydrofolate Reductase C677T and A1298C Gene Polymorphisms With Recurrent Pregnancy Loss in Syrian Women. Reprod Sci. 2017 Sep;24(9):1275-1279.
(5) Bold J, Rostami K. Non-coeliac gluten sensitivity and reproductive disorders. Gastroenterology and Hepatology From Bed to Bench. 2015;8(4):294-297.
(6) Pellicano R, Astegiano M, Bruno M, Fagoonee S, Rizzetto M. Women and celiac disease: association with unexplained infertility. Minerva Med. 2007 Jun;98(3):217-9.
(7) Wasser SK, Sewall G, Soules MR. Psychosocial stress as a cause of infertility. Fertil Steril. 1993 Mar;59(3):685-9.
(8) Lynch CD, Sundaram R, Maisog JM, Sweeney AM, Buck Louis GM. Preconception stress increases the risk of infertility: results from a couple-based prospective cohort study—the LIFE study. Human Reproduction (Oxford, England). 2014;29(5):1067-1075.
(9) Dudkiewicz-Sibony C. The infertile couple: between biology and psyche. Gynecol Obstet Fertil. 2012 Sep;40(9):520-3.

Photo n°3: Photo by Luca Iaconelli on Unsplash

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